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Politique

Violences policières contre des étudiants en médecine : l’Opposition Progressiste exige justice et la relocalisation de l’Hôpital Général

Port-au-Prince, 24 juin 2026 – La répression d’une manifestation d’étudiants en médecine suscite une vive réaction politique. L’Opposition Progressiste haïtienne a condamné ce mardi « avec la plus grande fermeté » les violences exercées par la Police Nationale d’Haïti (PNH) contre les étudiants de la Faculté de Médecine de l’Université d’État d’Haïti. Les jeunes universitaires, dispersés à coups de gaz lacrymogènes, réclamaient la relocalisation de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti, l’Hôpital Général.

La mobilisation étudiante visait à alerter sur l’effondrement de l’Hôpital Général, principal centre hospitalier universitaire du pays. Depuis plusieurs années, l’établissement fait face à une crise profonde qui menace à la fois la formation des futurs médecins et l’accès de la population à des soins de qualité. Les locaux historiques, situés en plein centre de Port-au-Prince, ont été progressivement abandonnés après avoir été sabotés par des groupes armés.

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Aujourd’hui, le périmètre de l’Hôpital Général figure parmi les « territoires perdus » sous contrôle de la coalition criminelle « Viv Ansanm ». Pour l’Opposition Progressiste, cette situation illustre « l’effondrement de l’autorité de l’État dans plusieurs quartiers stratégiques » de la capitale. L’abandon du site par les autorités publiques et les résidents a rendu impossible toute activité hospitalière et académique normale.

Dans ce contexte, le mouvement politique estime que la demande de relocalisation dépasse une simple revendication corporatiste. « Garantir aux étudiants en médecine un environnement sécurisé pour leur apprentissage et permettre aux citoyens d’accéder à des infrastructures sanitaires fonctionnelles relèvent de la responsabilité fondamentale de l’État », affirme le communiqué. La relocalisation de l’Hôpital Général est présentée comme une « nécessité nationale ».

L’Opposition Progressiste déplore la réponse des forces de l’ordre face à ce qu’elle qualifie de « mobilisation pacifique ». Le recours aux gaz lacrymogènes contre de jeunes universitaires « venus porter une revendication légitime » soulève, selon elle, de « sérieuses interrogations sur le respect des libertés publiques et du droit à la manifestation ». Le mouvement réclame l’ouverture d’une enquête indépendante pour faire la lumière sur les faits et établir les responsabilités.

Au-delà de l’incident, l’Opposition Progressiste met directement en cause le Gouvernement de transition. Elle juge l’exécutif « guère en mesure » de prendre les mesures urgentes nécessaires : restaurer la présence de l’État dans les zones contrôlées par les gangs, récupérer les infrastructures publiques abandonnées et engager un processus « crédible » de relocalisation de l’Hôpital Général. Pour le mouvement, l’avenir du système de santé haïtien est en jeu.

Réaffirmant son « engagement aux côtés de la jeunesse universitaire », l’Opposition Progressiste clôt son communiqué par trois mots d’ordre : « Justice pour les étudiants victimes de violences policières. Relocalisation de l’Hôpital Général maintenant. L’éducation, la santé et la sécurité doivent redevenir des priorités nationales. »

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