New York, 23 juin 2026 – L’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) multiplie les rencontres cette semaine au siège des Nations Unies. Du 22 au 26 juin, la délégation haïtienne participe à une série de réunions axées sur la gouvernance et la coopération internationale anti-corruption, avec le soutien de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC).
Dans un communiqué publié ce 23 juin, l’ULCC précise que cette mission vise d’abord à « honorer les engagements pris par Haïti dans le cadre de la Convention des Nations Unies contre la Corruption ». La délégation doit présenter les avancées réalisées ces derniers mois, mais aussi exposer les défis institutionnels qui freinent encore la lutte contre la corruption dans le pays.
Un agenda diplomatique chargé : Le programme prévoit plusieurs échanges bilatéraux avec les missions permanentes d’Haïti, du Canada, de la France, de la Lettonie et du Panama auprès de l’ONU. Au menu : coopération internationale, assistance technique et financière, et renforcement des institutions nationales chargées de la prévention et de la répression de la corruption.
Point d’orgue de la visite : l’ULCC est attendue à un briefing d’experts à huis clos du Conseil de sécurité. Une session distincte portera sur l’adaptation de la réponse du système onusien face aux défis liés à la corruption en Haïti. L’objectif, selon les responsables, est de mieux coordonner les efforts internationaux « dans un contexte marqué par des fragilités institutionnelles ».
En marge des rencontres onusiennes, l’ULCC, avec l’appui du ministère des Affaires étrangères et des Cultes, organise une consultation avec la diaspora haïtienne au Brooklyn College. Cette initiative doit nourrir l’élaboration de la Nouvelle Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption (SNLCC). L’institution veut recueillir les recommandations des Haïtiens de l’étranger pour définir les priorités nationales de la prochaine décennie.
« À travers cette mission, l’ULCC réaffirme l’engagement de l’État haïtien en faveur de la transparence, de la redevabilité et de l’intégrité dans la gestion publique », conclut le communiqué. Pour l’institution, la lutte contre la corruption reste « un pilier essentiel pour la consolidation de la gouvernance et le développement durable du pays ».
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