En prélude à sa prise de fonction comme coordonnateur du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), Laurent Saint-Cyr a lancé un appel à l’unité entre l’État et le secteur privé pour répondre à la crise sécuritaire et économique que traverse Haïti. C’est au Cap-Haïtien, à l’occasion du Forum d’engagement du secteur privé pour la réduction de la violence communautaire, qu’il a partagé cette vision.
Le forum a réuni des représentants de chambres de commerce régionales, des institutions publiques, des organisations internationales et des entrepreneurs. Il s’inscrit dans le cadre du Plan national sur le Désarmement, le Démantèlement, la Réinsertion et la Réduction de la Violence Communautaire (DDR-RVC), soutenu par le ministère du Commerce, la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti (CCIH) et le système des Nations Unies.
Dans son discours, Saint-Cyr a rappelé que la relance économique ne peut être envisagée sans la restauration de la sécurité. « On ne crée pas de richesse dans la peur. On ne bâtit pas de futur dans l’instabilité », a-t-il déclaré, tout en insistant sur la nécessité d’un partenariat structuré entre les forces publiques et les acteurs économiques pour rétablir l’ordre dans les communautés.
Il a proposé un nouveau pacte de gouvernabilité, dans lequel le secteur privé aurait un rôle actif à jouer dans la construction des politiques publiques, en particulier sur les volets sécurité, investissement et emploi. Pour lui, la sortie de crise passe par une implication directe des entreprises dans les dynamiques de transformation.
Attendu à la coordination du CPT à partir du 7 août, Laurent Saint-Cyr a réaffirmé son engagement à promouvoir le dialogue et l’action dans la gestion des priorités de la transition : sécurité, organisation d’élections crédibles et redémarrage économique. Il a souligné qu’aucune solution durable ne pourra être imposée sans la participation coordonnée de tous les secteurs du pays.
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