Le Placentin
<
Flash
news-details
Société

Hinche : La BPM débordée par les cas de violences et de disparitions de mineurs

La Brigade de Protection des Mineurs (BPM) de Hinche fait face à une accumulation inquiétante de dossiers impliquant des enfants et des adolescents. Derrière chaque dossier, une famille inquiète, des parents en attente et parfois un drame irréversible.

Pour la seule période de juin à août 2026, la BPM a enregistré 12 cas de viol, 6 cas de viol suivis de grossesse et 12 cas de détournement de mineurs. « Il ne se passe pas un jour sans qu'il n'y ait de plaintes pour viol, disparition ou des accusations d'agression sur mineurs », a confié Wesler Appolon, responsable de la BPM à Hinche, pour illustrer l'ampleur du phénomène.

news-details

Les disparitions de mineurs sont également en forte hausse. Pour le seul mois d'août, 25 plaintes pour disparition d'enfants ont été reçues. Treize enfants ont pu retrouver leurs parents, dix restent introuvables à ce jour, tandis que deux cas se sont terminés tragiquement par la mort des enfants.

Selon les données de la BPM, près de 90% des mineurs concernés par ces disparitions sont des filles âgées de 13 à 16 ans. Parmi les cas tragiques figurent celui de Widlove Brévil, 4 ans, retrouvée noyée à la rivière Agua Mucho, dite Guayanmounk, le 24 août à 17h, et celui de Bervensley Ferdinand, 8 ans, signalé disparu le même jour et retrouvé mort près de la rivière Hinquite, à l'entrée sud de Hinche.

Dans l'affaire Bervensley Ferdinand, la justice est intervenue. La Commissaire du gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Hinche, Me Marlène Abraham, de concert avec la SDPJ et la BPM, a procédé à l'arrestation de trois individus. Il s'agit de Jean-Robert Ferdinand, grand-père de la victime, Nacer Dérilus, oncle, et Prévil André, proche de la famille. Ils sont accusés de séquestration et d'enlèvement, selon le porte-parole de la PNH dans le Centre, qui appelle à une synergie pour protéger les familles.

Pour les agents de la BPM, ces chiffres ne sont pas de simples statistiques. « Chaque plainte représente une situation familiale particulière, avec des conséquences importantes pour l'enfant concerné et ses proches », souligne l'institution. Une adolescente qui ne rentre pas, une victime qui doit être accompagnée, une famille brisée par la perte : le bilan de l'été 2026 révèle l'ampleur des défis en matière de protection de l'enfance dans le département du Centre.

Le Placentin

Partagez cet article



Supporter Le Placentin
author

Le Placentin

Journaliste

Le Placentin.

Laissez un commentaire


0 Commentaire