Le policier Alix Laurent, chargé d'assurer la sécurité de la ministre de la Planification et de la Coopération externe, Sandra Paulémon, a été enlevé dans la nuit du dimanche 27 septembre 2026 à Delmas. L'information a été confirmée par plusieurs sources concordantes proches de la Police Nationale d'Haïti, même si les circonstances exactes du rapt restent encore floues.
Cet enlèvement est hautement symbolique et inquiétant. Il ne s'agit pas d'un simple citoyen, mais bien d'un agent des forces de l'ordre affecté à la protection rapprochée d'un membre du gouvernement. Son rapt soulève de sérieuses interrogations sur la capacité de l'État à protéger ses propres agents et soulève la question : si même la garde d'une ministre n'est plus en sécurité, qui l'est ?
Ce drame intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant, marqué par une explosion des cas de kidnapping à travers le pays. Dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, les enlèvements sont devenus quasi-quotidiens, tandis que dans l'Artibonite, plus de 500 civils avaient été pris en otage ce même week-end à Petite-Rivière par les gangs Gran Grif et Palmiste.
Au-delà du cas d'Alix Laurent, c'est toute la société haïtienne qui est touchée. Des paysans aux chauffeurs de taxi-moto, des commerçants aux policiers, plus aucune catégorie n'est épargnée par les gangs. Pour l'heure, aucune demande de rançon n'a été communiquée et la ministre Sandra Paulémon n'a pas encore réagi publiquement.
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