Le président russe Vladimir Poutine a mis en garde mercredi son homologue américain Donald Trump contre les « conséquences dommageables » qu’aurait une nouvelle action militaire des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, a indiqué son conseiller diplomatique.
Lors d’une conversation téléphonique entre les deux dirigeants, M. Poutine a « souligné les conséquences inévitables et extrêmement dommageables non seulement pour l’Iran et ses voisins, mais aussi pour l’ensemble de la communauté internationale, si les États-Unis et Israël devaient avoir recours une nouvelle fois à l’action militaire » contre l’Iran, a déclaré à la presse le conseiller diplomatique Iouri Ouchakov. « Vladimir Poutine considère que la décision de Donald Trump de prolonger le cessez-le-feu avec l’Iran est la bonne, car elle devrait donner une chance aux négociations et, globalement, contribuer à stabiliser la situation », a-t-il ajouté, précisant que les deux dirigeants avaient principalement évoqué la guerre au Moyen-Orient.
Et d’assurer que la Russie est « fermement déterminée à apporter toute l’aide possible aux efforts diplomatiques » concernant la guerre au Moyen-Orient. Cet appel entre les deux dirigeants — le deuxième en deux mois — a duré plus d’une heure et demie et a été « franc et professionnel », a encore dit M. Ouchakov aux journalistes, dont ceux de l’AFP, lors d’un point téléphonique.
De son côté, Donald Trump a dit avoir eu un « très bon » échange avec son homologue russe, indiquant avoir plaidé pour un cessez-le-feu en Ukraine.
Contrairement à ce qu’affirme le Kremlin, le président américain a assuré que la conversation avait porté surtout sur le conflit entre la Russie et l’Ukraine, entrée dans sa cinquième année.
Vladimir Poutine a proposé un cessez-le-feu en Ukraine le 9 mai, jour où la Russie célèbre la victoire soviétique sur l’Allemagne nazie en 1945, a indiqué le Kremlin, assurant que Donald Trump approuvait cette initiative.
Le 9 mai est commémoré chaque année par de grandes démonstrations de force à travers la Russie. Mais les célébrations seront réduites par mesure de sécurité cette année, compte tenu de la menace de frappes ukrainiennes, avait indiqué le Kremlin plus tôt mercredi. Depuis 2023, l’Ukraine fête, elle, la victoire de 1945 le 8 mai, comme les pays occidentaux.
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