La situation carcérale du pays, régulièrement dénoncée par des organisations de défense des droits humains, reste marquée par de fortes défaillances structurelles. À la prison civile de Jacmel, cinq détenus sont morts en l’espace d’une semaine, à la fin du mois de juin 2026.
Les premières informations font état de cas de malnutrition sévère, appelée localement « charlet », ayant conduit à une dégradation rapide de l’état des victimes. Ces décès interviennent dans un contexte de tensions persistantes sur l’approvisionnement alimentaire des établissements pénitentiaires.
Dans la prison, les rations insuffisantes et les difficultés d’accès à une alimentation régulière sont signalées depuis plusieurs mois. L’environnement sanitaire et les capacités de prise en charge médicale restent également limités, selon des sources proches du dossier.
Des organisations de droits humains et des acteurs de la société civile appellent à une réponse urgente des autorités. Elles demandent notamment la régularisation de l’approvisionnement en vivres, le renforcement des services de santé en détention et des mesures structurelles pour améliorer les conditions carcérales.
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