Le Protecteur du Citoyen, Jean Wilner Morin, a participé ce jeudi 2 juillet 2026 au 9ᵉ Congrès mondial contre la peine de mort, tenu à Paris et accueilli dans les locaux de l’Assemblée nationale française.
Intervenant lors d’une séance consacrée à la protection du droit à la vie et à l’abolition de la peine capitale, il a rappelé que le droit à la vie constitue le fondement de l’ensemble des droits humains, tel que consacré par les instruments internationaux. Il a insisté sur le fait que les États ont l’obligation de protéger toute personne contre toute privation arbitraire de la vie.
Dans son intervention, le Protecteur du Citoyen a rappelé que la peine de mort a été abolie en Haïti par l’article 20 de la Constitution du 29 mars 1987, puis définitivement écartée de l’ordre juridique national par le décret du 30 juin 1988, qualifiant cette évolution d’avancée majeure en matière de droits fondamentaux.
Cependant, il a souligné que le pays fait face à de graves défis liés à l’insécurité, à la prolifération des groupes armés et aux violations répétées des droits humains. Selon lui, ces facteurs alimentent un climat d’impunité marqué par des cas d’exécutions extrajudiciaires, de lynchages et de justice populaire, contraires au droit à la vie.
Il a ainsi insisté sur la nécessité de renforcer l’État de droit, de garantir une justice indépendante et efficace, et de lutter contre l’impunité afin d’assurer une protection réelle des citoyens.
En conclusion, Jean Wilner Morin a estimé que le respect du droit à la vie demeure essentiel à la consolidation de la démocratie et à la restauration de la confiance entre la population et les institutions publiques.
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