L’organisation SOS Journalistes exprime sa profonde indignation face à l’attitude du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et du gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, accusés de faire preuve « d’irresponsabilité » dans le suivi du dossier du journaliste Jocelyn Justin, actuellement en soins à Cuba.
Grièvement blessé lors des incidents meurtriers du 24 décembre 2024 près de l’Hôpital général, il n’a toujours pas pu bénéficier de l’opération maxillo-faciale cruciale prévue pour juillet dernier.
Le journaliste souffre aujourd’hui de graves séquelles : saignements réguliers, douleurs persistantes, impossibilité de parler sans dégager une odeur insupportable, selon les témoignages recueillis par SOS Journalistes. Les médecins cubains, qui estiment ne pas pouvoir intervenir sans une décision officielle, renvoient constamment le patient aux autorités haïtiennes. Faute de prise en charge, son état se dégrade rapidement, aggravant son calvaire quotidien.
L’organisation de défense de la presse dénonce une situation « inacceptable, humiliante et indigne », rappelant que la vie est « le bien le plus précieux » que l’État devrait protéger. Elle estime que ce dossier, qui aurait dû être réglé depuis des mois, illustre la négligence persistante des dirigeants face aux conditions de vie et de santé des journalistes victimes d’agressions.
Pour rappel, les violences du 24 décembre 2024 avaient coûté la vie aux journalistes Jimmy Jean et Marckendy Natoux, tandis qu’une quinzaine d’autres avaient été blessés, dont plusieurs grièvement. Dans ce contexte tragique, SOS Journalistes appelle une nouvelle fois les autorités à assumer leurs responsabilités et à intervenir d’urgence afin de permettre à Jocelyn Justin de subir l’opération dont dépend sa survie.
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