Le chef du gouvernement haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, s’envole ce mardi 26 août 2025 pour les États-Unis afin de participer à une série d’échanges politiques de haut niveau, selon plusieurs sources.
À Washington, il rencontrera des représentants de l’Organisation des États américains (OEA) ainsi que des cadres de l’Organisation des Nations unies (ONU).
Cette mission officielle, à laquelle prennent part plusieurs hauts responsables de l’État, s’inscrit dans une dynamique de dialogue initiée depuis plusieurs mois par l’OEA autour de la crise politique et institutionnelle haïtienne.
L’objectif affiché est de définir des pistes réalistes pour renforcer la gouvernance, apaiser le climat politique et proposer un horizon plus clair à un peuple plongé dans l’incertitude. La visite intervient alors que le gouvernement transitoire, dirigé par M. Fils-Aimé, fait face à des critiques croissantes. À Port-au-Prince comme dans la diaspora, de nombreuses voix réclament un remaniement en profondeur de l’équipe au pouvoir, accusée de manquer de cohésion et de résultats. La lassitude populaire, aggravée par l’insécurité persistante et la crise économique, nourrit la méfiance envers les institutions.
Les discussions avec l’OEA et l’ONU devraient aborder plusieurs priorités : • la consolidation d’institutions fragilisées, • la recherche d’un consensus autour d’un calendrier politique, • la mise en place d’un mécanisme de transition jugé crédible par la population et la communauté internationale.
Selon des sources proches du dossier, les partenaires internationaux attendent du gouvernement haïtien des engagements fermes, alors que la situation sur le terrain reste marquée par la violence des gangs et l’effondrement de nombreux services publics.
Si le déplacement du Premier ministre à Washington suscite un intérêt certain, il ne dissipe pas les doutes. Beaucoup se demandent si ces rencontres déboucheront sur des mesures concrètes ou si elles se limiteront à des déclarations d’intention. Pour la population haïtienne, l’urgence demeure : des solutions palpables face à l’insécurité, à la pauvreté et au vide politique qui perdure.
0 Commentaire