La Russie a officiellement déclaré mercredi qu’elle ne se considérait plus liée par le traité de désarmement nucléaire New Start, qui arrive à expiration ce jeudi. Cette décision marque la fin du dernier cadre bilatéral limitant les arsenaux stratégiques américains et russes et ouvre une période d’incertitude pour la sécurité mondiale.
Le New Start, signé en 2010 et entré en vigueur en 2011, plafonnait à 800 le nombre de lanceurs et bombardiers lourds et à 1 550 celui des ogives nucléaires déployées par chaque pays. Le traité incluait également des inspections réciproques pour vérifier le respect des engagements. Ces inspections avaient été suspendues en 2023, après le début de l’offensive russe en Ukraine, fragilisant déjà le mécanisme de contrôle.
Malgré cette sortie officielle, la Russie a assuré qu’elle agirait de manière "réfléchie et responsable" sur le plan nucléaire. Lors d’un entretien avec le président chinois Xi Jinping, Vladimir Poutine a souligné la nécessité de maintenir la stabilité stratégique et a indiqué que Moscou restait ouverte à d’éventuelles négociations.
Du côté américain, la réaction reste prudente. Le secrétaire d’État Marco Rubio a précisé que le président Donald Trump s’exprimerait "plus tard" et a insisté sur la nécessité d’inclure la Chine dans toute future discussion sur le contrôle des armements, compte tenu de l’expansion rapide de son arsenal nucléaire.
La fin du New Start entraîne un vide dans le contrôle des armes stratégiques. Les analystes alertent sur un possible renforcement de la course aux armements et des tensions internationales. Dans ce contexte, le maintien d’un dialogue multilatéral, incluant la Chine, apparaît désormais comme un enjeu crucial pour éviter une escalade nucléaire.Désarmement nucléaire : le traité New Start entre la Russie et les États-Unis arrive à son terme
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