Le Placentin
<
Flash
news-details
Politique

Élections en suspens : Le CEP en quête d'une date consensuelle

Le Conseil électoral provisoire (CEP) promet une nouvelle version du calendrier électoral avant la fin du mois d'octobre. L'objectif : éviter une quatrième prolongation de la période d'inscription des candidats.

Le CEP multiplie les rencontres avec le gouvernement, les forces de sécurité, les partenaires internationaux, les partis politiques et la société civile. Mais jusqu'à mardi 20 octobre au soir, aucune date n'a encore été fixée. « Nous n'avons encore projeté aucune date pour les élections », a confié un conseiller électoral au Nouvelliste.

news-details

Lundi, mardi et mercredi, le CEP rencontre les organisations politiques et de la société civile. « Nous avons discuté avec eux sur la meilleure date pour organiser les élections », explique la même source. Après ces consultations, une nouvelle rencontre avec le gouvernement est prévue avant de trancher sur les dates dans la nouvelle version du décret électoral.

Dans un communiqué publié mardi, le CEP confirme avoir entamé depuis le lundi 19 octobre une série de consultations autour de « l'actualisation du calendrier électoral », dans le prolongement du décret du 6 octobre 2026. « Plusieurs formations politiques ayant enregistré des adhérents et soumis des candidatures ont pris part à ces rencontres », précise le CEP, qui veut tenir compte « des réalités et des contraintes de tous ordres ».

Le 19 octobre, le CEP a rencontré le chef du BINUH et des représentants de la communauté internationale sur les enjeux sécuritaires. Le 13 octobre, il s'était déjà entretenu avec le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, le chef des FAd'H Derby Guerrier, le ministre de la Défense Mario Andrésol, le DG de la PNH André Vladimir Paraison et le commandant de la FRG, le général Erdenebat Batsuuri.

Vendredi, une rencontre a aussi eu lieu avec l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) sur le renforcement des capacités. Selon Le Nouvelliste, des partenaires étrangers ont exprimé leurs préoccupations concernant la possible candidature de personnes sanctionnées par l'ONU, les États-Unis, le Canada ou l'UE.

Inquiétude alimentée par la troisième version du décret électoral, publiée le 6 octobre dans Le Moniteur. Plusieurs garde-fous ont été supprimés, dont le point 20 de l'article 153 qui exigeait « un certificat de la BRH attestant que le candidat n'est ni débiteur insolvable, ni failli, ni interdit de chéquiers, ni ayant fait l'objet d'incident de paiement répété ». Un document que les personnes sanctionnées auraient eu du mal à obtenir.

Le Placentin

Partagez cet article



Supporter Le Placentin
author

Le Placentin

Journaliste

Le Placentin.

Laissez un commentaire


0 Commentaire