Le commissaire Jean Ernest Muscadin a clairement affirmé son opposition au déploiement de la société d’Éric Prince dans sa juridiction, notamment à Miragoâne. Selon lui, le contrat signé par l’État haïtien met en péril la souveraineté nationale en confiant la sécurité du pays à des mercenaires étrangers, au détriment de l’autorité et de la légitimité des institutions locales.
Pour Muscadin, la sécurité ne peut être déléguée à des forces extérieures. Elle doit rester l’apanage de l’État afin d’assurer la protection effective des citoyens et de préserver l’intégrité des structures nationales, évitant ainsi toute forme de dépendance envers des acteurs privés.
Il déplore par ailleurs que les policiers qui s’efforcent de rétablir l’ordre soient régulièrement révoqués ou transférés, citant son propre parcours et celui du commissaire de Léogâne, qui tente malgré lui de restaurer la paix dans cette partie du pays. Ces exemples illustrent la difficulté de maintenir l’autorité face à la pression politique et à l’influence des gangs.
Le commissaire souligne que sa présence à ce poste tient avant tout à la vigilance de la diaspora et à la colère de la population. Sans ce soutien citoyen, les autorités n’auraient probablement pas hésité à le destituer. Depuis l’arrivée du Premier ministre Ariel Henry, de multiples tentatives ont été menées pour limiter son action, mais la mobilisation populaire demeure un rempart essentiel pour la sécurité et l’ordre dans sa juridiction.
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