Dans la soirée du lundi 15 décembre, Bélanger a été le théâtre d’une attaque d’une brutalité inouïe. Les gangs de Savien ont fait irruption dans la localité, tuant six personnes sur le coup et laissant plusieurs autres dans un état critique. La panique et le désarroi se sont rapidement emparés des familles et des riverains, confrontés à l’horreur et à l’impuissance face à la violence.
Les habitants dénoncent l’inaction et le manque de coordination des autorités. Forces nationales et forces étrangères peinent à collaborer efficacement pour prévenir ces attaques, laissant les gangs agir en toute impunité et renforçant le sentiment d’abandon qui ronge la communauté. L’absence de réponse structurée de l’État accentue l’angoisse et la frustration dans la région.
L’Artibonite, déjà fragilisée par des violences récurrentes, a connu des situations similaires en octobre 2025. Des attaques dans les sections de Liancourt et de Bélanger avaient alors contraint des centaines de familles à se réfugier à Verrettes et dans d’autres zones jugées plus sûres, révélant la vulnérabilité persistante des habitants face aux groupes armés et le manque de moyens pour assurer leur protection.
Face à cette escalade dramatique, la population réclame des mesures concrètes et urgentes. Sans une intervention coordonnée et efficace de l’État, le cycle de meurtres, de peur et de fuite risque de se poursuivre, laissant l’Artibonite dans un climat d’insécurité permanent, de deuil collectif et d’angoisse généralisée.
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