La France digère mal. Battus 0-2 par l’Espagne mardi en demi-finale de la Coupe du monde, les Bleus ont vu leur rêve de finale s’envoler. Mais pour près de 50 000 supporters, le match n’est pas terminé. Depuis mercredi, une pétition en ligne réclame que la rencontre soit rejouée, pointant du doigt une décision arbitrale jugée décisive.
Le penalty de la discorde : Tout se joue à la 28e minute. Sur un centre espagnol, Lucas Digne dégage mal. Le ballon revient sur Lamine Yamal, fauché dans la surface. L’arbitre salvadorien Iván Barton désigne le point de penalty. Mikel Oyarzabal transforme et ouvre le score.
Pour les auteurs de la pétition, le problème est ailleurs : « Lors du tir au but accordé à l’Espagne, Lamine Yamal touche le ballon de la main », écrivent-ils. Selon eux, l’action aurait dû être annulée avant même la faute. « La France n’aurait pas dû prendre ce premier but, qui change toute la physionomie du match. Le sport doit se jouer dans les règles, et ce soir-là elles n’ont pas été respectées », poursuit le texte.
48 719 signatures… pour rien ? Lancée mercredi, la pétition a franchi les 48 719 signatures ce jeudi à 15 heures. Un engouement qui traduit la frustration des supporters tricolores, déjà remontés après les critiques de Didier Deschamps contre l’arbitrage de M. Barton. Le sélectionneur avait qualifié certaines décisions d’« incompréhensibles » en conférence de presse.
Pourtant, les chances de voir le match rejoué sont nulles. Le règlement de la FIFA ne prévoit de rejouer une rencontre qu’en cas d’erreur technique manifeste de l’arbitre, comme un mauvais décompte de penalties. Une erreur d’appréciation, même reconnue a posteriori, ne suffit pas.
Place à la petite finale : Les Bleus devront tourner la page. Samedi à 23 heures, ils affronteront l’Angleterre pour la troisième place, après la défaite des Three Lions face à l’Argentine (1-2). L’Espagne, elle, jouera sa deuxième étoile dimanche à 21 heures contre l’Albiceleste de Lionel Messi.
La pétition restera comme le symbole du « seum » français, ce mélange de dépit et de colère qui suit chaque élimination controversée. De France-Irlande 2009 à ce France-Espagne 2026, l’histoire se répète : Internet gronde, mais le score, lui, ne bouge plus.
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