Port-au-Prince, Haïti, 15 juillet 2026 – L’ancien président haïtien Michel Martelly a foulé à nouveau le sol national ce mercredi 15 juillet, dans un contexte où l’enquête sur l’assassinat de Jovenel Moïse continue de retenir l’attention. Ce retour intervient alors que l’ancien chef de l’État est convoqué par la justice pour témoigner dans le cadre de cette affaire, tout en suscitant des interrogations sur ses éventuelles perspectives politiques à l’approche des prochaines élections générales.
Après plusieurs années principalement passées à Miami, Michel Martelly a regagné Haïti à bord d’un vol de la compagnie Sunrise Airways en provenance du Cap-Haïtien. Arrivé à l’aéroport Guy Malary de Port-au-Prince vers 10 h 45, l’ancien président a d’abord attendu dans le salon diplomatique avant de se rendre à son domicile. Quelques sympathisants étaient présents pour saluer son retour, accompagnés d’un groupe de musique rara. Toutefois, l’accueil est demeuré discret, loin des grandes mobilisations populaires qui accompagnaient autrefois ses apparitions publiques.
Ce retour intervient surtout dans un contexte judiciaire sensible. Un juge d’instruction poursuit actuellement le réexamen du dossier relatif à l’assassinat de Jovenel Moïse, tué le 7 juillet 2021 dans sa résidence privée. Michel Martelly, qui avait désigné Jovenel Moïse comme son successeur à la présidence, figure parmi les personnalités convoquées pour témoigner dans cette enquête. À ce stade, aucune inculpation n’a été prononcée contre lui dans cette procédure.
Par ailleurs, les avocats de l’ancien président avaient sollicité un report de sa comparution après la réception de la convocation judiciaire. La durée de son séjour en Haïti reste inconnue, mais sa présence intervient dans une période particulièrement délicate, marquée par les débats autour de la transition politique et les préparatifs des prochaines échéances électorales.
Au-delà de son rendez-vous avec la justice, la visite de Michel Martelly pourrait également s’inscrire dans une démarche d’observation du paysage politique national. L’ancien chef de l’État, qui a dirigé Haïti de 2011 à 2016, pourrait chercher à évaluer son influence et les possibilités d’un éventuel repositionnement politique, dans un environnement toujours marqué par les controverses et les sanctions internationales qui l’ont visé ces dernières années.
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