En déplacement aux États-Unis, la Ministre de la Planification et de la Coopération Externe, Sandra Paulemont, a porté la voix du Gouvernement haïtien lors d’une intervention à la George Washington University autour des enjeux de financement de la santé.
Face à un auditoire académique, la ministre a dressé un constat sans détour de la situation sanitaire du pays, marquée par des fragilités structurelles et une forte dépendance à l’aide internationale. Elle a toutefois mis en avant les efforts engagés par les autorités pour améliorer l’accès aux soins et renforcer les services essentiels, en particulier pour les populations les plus exposées.
Au cœur de son intervention, la question des violences et de l’insécurité a occupé une place centrale. Femmes, jeunes filles et enfants figurent parmi les premières victimes de cette crise, souvent privés d’un accompagnement médical et psychosocial adéquat. Sandra Paulemont a ainsi insisté sur l’urgence de mieux orienter les ressources vers ces groupes vulnérables.
La ministre a également souligné l’importance d’une meilleure coordination entre les financements nationaux et internationaux. Selon elle, le renforcement du rôle de l’État dans la gestion et l’orientation de ces ressources constitue une condition essentielle pour bâtir un système de santé plus cohérent et efficace.
Au-delà des constats, c’est un appel à la transformation du modèle actuel qui a été lancé. Pour le Gouvernement haïtien, le financement de la santé ne doit pas seulement répondre à des besoins immédiats, mais aussi contribuer à la stabilité sociale et à la reconstruction du pays.
En conclusion, Sandra Paulemont a réaffirmé la volonté des autorités de réduire progressivement la dépendance extérieure et de construire un système de santé capable de garantir dignité, protection et accès équitable aux soins pour l’ensemble de la population.
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