La juge fédérale Ana Reyes a refusé de revenir, ce jeudi, sur sa décision empêchant l’administration Trump de mettre fin au Statut de protection temporaire pour les Haïtiens vivant aux États-Unis. Plus de 300 000 personnes bénéficient ainsi d’un sursis qui leur permet de continuer à travailler et à résider légalement sur le territoire américain.
Lors de l’audience, Reyes a évoqué les menaces de mort reçues depuis sa décision du 2 février. Elle a lu plusieurs messages et courriels injurieux, certains appelant directement à sa mort, et a rappelé que ce type d’intimidation est devenu fréquent pour les juges fédéraux. Malgré la pression, elle a assuré qu’elle ne se laisserait pas intimider.
La juge avait suspendu la fin du TPS pour permettre à la justice d’examiner un recours contre la décision de l’administration républicaine. Ce statut protège les ressortissants de pays jugés dangereux pour un retour, en raison de catastrophes naturelles ou d’instabilité politique, offrant une possibilité de vivre et travailler légalement aux États-Unis sans accès à la citoyenneté.
Immigrée elle-même, Ana Reyes a insisté sur sa transparence lors de sa nomination à la magistrature par le président Joe Biden. Sa décision survient dans un contexte tendu, alors que l’administration Trump cherche à retirer ces protections dans le cadre de sa politique de déportations massives, plaçant la juge au centre d’un affrontement judiciaire et politique majeur.
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