Le Placentin
<
Flash
news-details
Justice

Vacance présidentielle : le CSPJ met en garde les magistrats contre toute implication politique

Dans un climat marqué par des interrogations sur la gestion du vide institutionnel à la tête de l’État, le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) a élevé la voix. Par une résolution adoptée le 10 février 2026, l’organe de régulation de la magistrature rappelle aux juges leur obligation absolue de neutralité politique.

Le texte, fondé sur la Constitution amendée de 1987, la loi créant le CSPJ, le Statut de la magistrature et le Guide de déontologie, réaffirme les principes cardinaux qui gouvernent la fonction judiciaire : indépendance, impartialité et réserve. Pour le Conseil, ces exigences ne relèvent pas d’une simple formalité éthique, mais constituent le socle même de la crédibilité de la justice.

news-details

À travers cette résolution, le CSPJ cherche visiblement à prévenir toute confusion entre sphère judiciaire et sphère politique. Il rappelle que les magistrats, quel que soit leur rang ou leur juridiction, doivent s’abstenir de toute participation aux activités partisanes et éviter toute prise de position susceptible d’être interprétée comme un engagement politique.

Le document met également l’accent sur la responsabilité individuelle des juges dans la préservation de l’image du pouvoir judiciaire. Toute déclaration, attitude ou action pouvant fragiliser la perception d’impartialité est considérée comme contraire aux devoirs de la magistrature.

Le Conseil prévient, en outre, que des sanctions disciplinaires pourront être appliquées en cas de manquement, conformément aux mécanismes prévus par la loi. Ce rappel à l’ordre intervient alors que des spéculations ont circulé ces derniers jours autour d’un possible rôle de la Cour de cassation dans la gestion de la vacance présidentielle.

Dans le même élan, la Cour de cassation a publié une note de clarification, soulignant que ses juges demeurent étrangers aux débats politiques et rappelant que l’article 149 de la Constitution, souvent évoqué dans ce contexte, ne saurait être invoqué depuis les amendements constitutionnels. Une manière pour l’institution de réaffirmer sa mission strictement juridictionnelle et son attachement à la séparation des pouvoirs.

Le Placentin

Partagez cet article



Supporter Le Placentin
author

Yvena ISIDOR

Journaliste

Journaliste, à la fois présentatrice de radio et rédactrice depuis 2021, Professeure de mathématiques avec une formation en génie civil, militante dans le monde culturel comme animatrice de club d'art et de spectacle.

Laissez un commentaire


0 Commentaire