La situation de 292 diplômés de l'École normale supérieure (ENS) suscite de nouvelles tensions avec le ministère de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP). Issus des promotions 2018, 2019 et 2021, ces anciens stagiaires ont organisé, mercredi 4 novembre 2026, un sit-in à l'entrée des locaux du ministère pour réclamer le paiement des services rendus et leur intégration dans le système éducatif haïtien.
À travers cette mobilisation, les protestataires demandent au MENFP de respecter les engagements pris dans le cadre d'un protocole d'accord signé le 22 mai 2013. Ils estiment avoir rempli leurs obligations professionnelles et administratives, mais attendent toujours une réponse concrète des autorités éducatives concernant leur situation.
Les diplômés expliquent avoir effectué leur stage jusqu'au 15 mai 2025 et remis leurs attestations au ministère. Ils réclament désormais le paiement des services fournis durant cette période ainsi que leur nomination dans les établissements scolaires publics.
Au cours du sit-in, les manifestants ont également dénoncé ce qu'ils considèrent comme un manque de transparence dans les décisions de nomination au sein du secteur éducatif. L'un de leurs représentants a notamment critiqué la présence de personnes qu'il qualifie d'« abolotcho », estimant que certaines nominations ne tiennent pas suffisamment compte de la formation professionnelle et des compétences pédagogiques.
Pour ces diplômés, leur revendication dépasse la question des rémunérations. Ils demandent la reconnaissance de leur formation, la valorisation de leur parcours et une meilleure prise en compte des compétences acquises à l'École normale supérieure.
Alors que le système éducatif haïtien fait face à de nombreuses difficultés, ces futurs enseignants appellent les responsables du MENFP à apporter une réponse à leurs revendications. Ils souhaitent que les engagements pris ne restent pas de simples promesses et que leur situation connaisse enfin une issue favorable.
La mobilisation du 4 novembre remet ainsi au centre du débat la question de la gestion des ressources humaines dans l'éducation nationale, notamment le traitement réservé aux enseignants formés qui attendent leur intégration dans le système public.
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