Dans une lettre datée du 2 décembre 2025, l’Office de la protection du citoyen (OPC) a adressé un appel pressant au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé pour intervenir d’urgence dans le Bas Artibonite. L’institution y décrit une situation sécuritaire en nette détérioration, où la population vit dans la peur et l’incertitude.
Le Protecteur du citoyen, Me Jean Wilner Morin, se dit particulièrement préoccupé par la circulation de graves allégations faisant état d’un possible trafic d’organes humains dans la région. Ces informations, relayées par les médias locaux et des citoyens sur plusieurs tribunes radiophoniques, n’ont pas encore fait l’objet d’une enquête officielle. Pour l’OPC, l’ampleur et la gravité de ces accusations exigent une investigation immédiate afin de rétablir la confiance au sein de la population.
Parallèlement, le Bas Artibonite connaît une recrudescence de violences armées, touchant notamment les communes de Saint-Marc, Montrouis et Pont-Sondé. Selon l’OPC, des groupes armés imposent leur loi en multipliant assassinats, enlèvements, agressions sexuelles, extorsions et prises d’otages, plongeant les habitants dans un climat de chaos et d’impunité totale.
L’institution rappelle au Premier ministre, en sa qualité de président du Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN), ses obligations légales en matière de sécurité publique. Citant l’article 12 de la loi du 20 novembre 1994, l’OPC souligne que le CSPN est chargé de définir les stratégies et politiques sécuritaires du pays, et que des actions immédiates sont nécessaires pour reprendre le contrôle des zones touchées.
L’OPC invite le Premier ministre à prendre sans délai toutes les mesures nécessaires pour protéger la population du Bas Artibonite. Selon l’institution, seule une action rapide et déterminée de l’État pourra mettre un terme aux violences et rétablir un minimum de sécurité dans les communautés affectées.
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