La lauréate du concours d'éloquence 2026, Abigaïl Alexandre, entend faire respecter son indépendance et son droit à l'image. Elle exige du Conseil électoral provisoire (CEP) le retrait immédiat d'une vidéo publiée le 2 novembre 2026 sur les plateformes officielles de l'institution, sans son autorisation préalable. Son équipe de management dénonce une utilisation non autorisée de son image, susceptible de créer une confusion sur ses rapports avec l'organisme électoral.
Dans une correspondance officielle adressée à la Direction exécutive du CEP, le 3 novembre 2026, son équipe réclame des mesures concrètes pour faire disparaître la séquence des différents canaux de communication de l'institution. Elle demande également une confirmation des dispositions prises en réponse à cette requête.
Le message de son management est sans équivoque : Abigaïl Alexandre ne représente pas le CEP et n'agit dans le cadre d'aucun mandat institutionnel. Elle n'a signé aucun contrat, accord de partenariat ou document l'engageant auprès de l'institution électorale. Son initiative de sensibilisation des jeunes à l'inscription électorale relève exclusivement d'une démarche personnelle et citoyenne.
Pour son équipe, la diffusion de cette vidéo sans consultation préalable constitue une situation préoccupante. Elle risque de faire croire à une collaboration officielle entre la jeune lauréate et le CEP, alors qu'aucun lien de cette nature n'existe. Une confusion que son entourage refuse de laisser s'installer.
Joint au téléphone par notre rédaction, Wagner Jean-Louis, manager d'Abigaïl Alexandre, a rappelé que la démarche de la jeune femme vise à encourager les jeunes Haïtiens à s'inscrire sur les listes électorales et à participer activement au processus démocratique. Son objectif est de mobiliser la jeunesse autour de l'exercice du droit de vote et du choix libre de ses futurs dirigeants.
Son équipe insiste toutefois sur un point essentiel : soutenir la participation électorale ne signifie pas accepter que son image soit utilisée dans une communication institutionnelle sans son accord. L'engagement citoyen d'Abigaïl Alexandre ne saurait être assimilé à une adhésion à la communication ou aux activités du CEP.
Cette affaire soulève ainsi des interrogations sur les conditions d'utilisation de l'image des citoyens dans les campagnes de communication des institutions publiques. En attendant une réaction officielle du CEP, Abigaïl Alexandre maintient sa demande et attend le retrait de la vidéo de l'ensemble des plateformes concernées.
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