De plus en plus populaire auprès des jeunes, une pratique sexuelle inquiète les experts. En cause : ses effets nocifs sur le cerveau, parfois irréversibles.
Popularisée par la culture pop et les récits érotiques, la pratique de l’asphyxie érotique – ou « choking » – s’est invitée dans les chambres à coucher bien au-delà des cercles BDSM. Elle consiste à exercer une pression sur le cou de son partenaire, avec les mains ou un accessoire, pour intensifier l’excitation sexuelle.
Mais cet acte, souvent perçu comme un simple jeu sensuel, pourrait avoir des conséquences neurologiques sérieuses. Une étude publiée dans The Journal of Sexual Medicine révèle que même de courtes périodes de strangulation pourraient engendrer des neuro-inflammations, augmentant le risque d’AVC, notamment chez les femmes jeunes.
Un plaisir immédiat au prix d’un traumatisme possible : Physiologiquement, cette pratique agit en réduisant momentanément l’apport d’oxygène et de sang au cerveau, provoquant vertiges et sensations d’euphorie. Si certains y trouvent une intensification du plaisir, les chercheurs alertent sur une réalité bien plus préoccupante.
Les dommages peuvent être silencieux : micro-lésions vasculaires, altérations du larynx, voire pertes de connaissance. Selon une étude australienne, 57 % des 18-35 ans y ont déjà eu recours, souvent sans connaître les risques réels.
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