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Environnement

Crue au Népal: le bilan passe à au moins 734 morts, une nouvelle montée des eaux menace les recherches

Le bilan humain de la crue au Népal grimpe aujourd'hui à au moins 734 morts. Le nombre de disparus augmente aussi, avec désormais 2.498 personnes recherchées. Le gouvernement népalais a appelé les équipes de sauvetage à la "prudence" en raison d'une nouvelle montée des eaux.

Le bilan provisoire de la crue dévastatrice survenue mercredi au Népal, à la frontière avec la Chine, est passé à 734 morts et 2.498 disparus, a annoncé dimanche l'autorité népalaise chargée de la gestion des situations d'urgence. Les médias d'État chinois ont rapporté de leur côté un bilan de 16 morts et 546 disparus sur leur territoire, portant le total des victimes de la catastrophe à 750 morts et 3.044 disparus.

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Un appel à la prudence face à la montée des eaux : Le Népal a appelé dimanche les équipes de sauvetage à la "prudence" en raison d'une nouvelle montée des eaux dans la zone, frontalière avec la Chine, touchée par des crues dévastatrices cette semaine. "Nous avons reçu des informations selon lesquelles le débit de crue de la rivière Bhotekoshi, dans le district de Rasuwa, a encore augmenté", a indiqué l'Autorité nationale pour la réduction et la gestion des risques de catastrophe (NDRRMA) dans un avertissement publié peu avant 7h45 heure locale.

"Par conséquent, tout le personnel engagé dans les opérations de recherche, de sauvetage et de secours, les personnes se trouvant dans les zones riveraines, ainsi que toutes les autres personnes dans les zones touchées, notamment Rasuwa, Nuwakot, Dhading et Chitwan, sont priés de faire preuve de prudence", ont précisé les autorités dans leur avertissement.

L'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS) a indiqué que la catastrophe survenue mercredi matin à la frontière entre la Chine et le Népal avait été provoquée par l'effondrement d'un glacier, entraînant en aval un mur d'eau et de débris.

Alors que les conditions atmosphériques se gâtent, avec des risques de pluies de mousson sur les zones inondées et la formation d'un lac artificiel côté chinois qui menace de céder, le Népal s'accroche aux rares bonnes nouvelles. Les équipes internationales chinoises, indiennes et sud-coréennes ont trouvé cet après-midi une entrée pour le tunnel du barrage hydroélectrique de Trishuli-3A. Elles espèrent retrouver des survivants parmi les 350 ouvriers et ingénieurs pris au piège.

Mais le nouveau héros de l'État himalayen se nomme Rajendra Dawadi, 47 ans, directeur de l'école secondaire Tribhuvan Trishuli, dans la vallée de Trishuli, au Népal, une ville engloutie sous neuf mètres de boue depuis le drame du mercredi 26 août. « J'étais en classe en train de donner le cours quand j'ai reçu un appel vers 9 h 10, assure-t-il. Il y avait 950 élèves en classe et environ 700 en train d'arriver ou déjà dans la cour de récréation. Mon ami m'a dit que son village, situé en amont, avait disparu, emporté par la rivière, et qu'il fallait fuir. Vite. »

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