Une nouvelle friction diplomatique est apparue entre France et les États-Unis à la suite d’un incident impliquant l’ambassade américaine à Paris.
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a vivement réagi mardi 24 février 2026 à l’absence de l’ambassadeur américain Charles Kushner, convoqué la veille au Quai d’Orsay.
Selon les autorités françaises, le diplomate ne s’est pas présenté en personne, choisissant de déléguer un collaborateur pour répondre à la convocation officielle. Un geste perçu à Paris comme un manque de considération à l’égard des usages diplomatiques. En réaction, le gouvernement français a décidé de lui retirer son accès direct aux membres de l’exécutif, une mesure rare traduisant la fermeté de la réponse française.
Un message jugé intrusif : La convocation de l’ambassadeur faisait suite à la republication, par l’ambassade des États-Unis, d’un message attribué à l’administration de Donald Trump concernant la mort de Quentin Deranque, tué à Lyon.
Les autorités françaises estiment que cette communication constitue une ingérence dans un débat relevant exclusivement de la politique intérieure française. Paris considère en effet que la diffusion d’un tel message par une représentation diplomatique étrangère outrepasse les règles de réserve habituellement observées dans les relations bilatérales.
Relation préservée malgré les tensions : Malgré cet épisode, le gouvernement français s’efforce de contenir l’incident. Le ministère des Affaires étrangères a souligné que la coopération entre les deux pays demeure solide et que les liens stratégiques entre Paris et Washington ne sont pas remis en cause.
Cette affaire illustre néanmoins la sensibilité accrue des relations diplomatiques dans un contexte international marqué par de fortes tensions politiques et médiatiques, où chaque prise de position publique peut rapidement prendre une dimension géopolitique.
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