Le Nord-Est pourrait bientôt retrouver une infrastructure maritime d’envergure. Le jeudi 14 août 2025, une délégation gouvernementale s’est rendue à Dérac, sur l’ancien site de la compagnie Dauphin, afin de poursuivre les démarches relatives à la relance du port de Fort-Liberté.
Cette mission regroupait plusieurs personnalités et techniciens : l’ex-ministre du MTPTC et membre du cabinet du conseiller présidentiel Leslie Voltaire, l’ingénieur-architecte Almathe Pierre-Louis de l’Autorité Portuaire Nationale (APN), ainsi qu’une équipe d’arpenteurs de la DGI dirigée par Ronald Fils-Aimé, accompagnée de Jérémie Justin, responsable du service des domaines de la DGI Nord-Est, selon Le Nouvelliste.
Les membres de la délégation ont procédé à la mesure d’environ 25 hectares de terrain, destinés à recevoir les nouvelles infrastructures portuaires. Selon les autorités locales, ce futur aménagement permettra non seulement de fluidifier les opérations maritimes, mais également de créer des emplois et de renforcer la capacité commerciale de toute la région.
Le vice-délégué de l’arrondissement de Fort-Liberté, Eddy Michel, a confirmé que le port sera constitué de deux espaces distincts : un à Fort-Liberté même et un autre à Dérac. Il a également souligné que le projet prévoit une articulation avec le port de Chinoet (Chinowèt), afin de consolider le réseau portuaire du département et d’ancrer le Nord-Est dans les circuits d’échanges nationaux et internationaux.
Si certaines décisions dépendent encore du pouvoir central, Eddy Michel a mis en avant l’implication de Leslie Voltaire, dont l’appui politique serait un levier crucial pour accélérer le processus.
La réhabilitation du port de Fort-Liberté apparaît ainsi comme une étape déterminante pour l’avenir du Nord-Est. Elle symbolise non seulement une volonté de désenclavement économique, mais aussi une perspective de développement durable, où la région pourrait s’affirmer comme un nouveau pôle logistique et commercial du pays.
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