L’ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol a été condamné hier à la prison à perpétuité pour insurrection. La justice lui reproche d’avoir proclamé la loi martiale en décembre 2024 et d’avoir tenté de neutraliser le Parlement par la force.
Le tribunal du district central de Séoul a estimé que l’ex-chef de l’État avait dirigé une insurrection en suspendant de facto le régime civil dans la nuit du 3 au 4 décembre 2024. Des unités militaires avaient été déployées autour de l’Assemblée nationale dans le but d’en restreindre l’accès, une initiative que le juge a qualifiée d’atteinte grave à l’ordre constitutionnel. Le parquet avait requis la peine de mort, mais la cour a finalement prononcé la prison à vie.
Si la loi martiale n’aura été en vigueur que quelques heures, ses répercussions ont été considérables. Des députés, réunis en urgence, étaient parvenus à faire échec à la manœuvre, tandis que des milliers de citoyens descendaient dans la rue. L’épisode a ravivé les traumatismes liés aux anciennes dictatures et plongé le pays dans une crise politique profonde.
Déjà suspendu puis destitué à l’issue d’une procédure parlementaire, Yoon Suk Yeol comparaissait détenu lors du verdict. Il a toujours contesté les accusations, affirmant avoir agi pour « préserver la liberté » face à ce qu’il décrivait comme une obstruction de l’opposition. Cette condamnation constitue un moment majeur pour la démocratie sud-coréenne et referme un chapitre tumultueux de sa vie politique.
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