Le gouvernement du Costa Rica a affirmé samedi avoir rompu ses relations diplomatiques en mars avec Cuba, qui assure n'avoir jamais été notifié officiellement de cette décision de San José, «soumis» selon La Havane à Washington.
En mars, le Costa Rica avait annoncé la fermeture de son ambassade à La Havane et l'expulsion de diplomates cubains du pays, son président d'alors Rodrigo Chaves, allié de Donald Trump, appelant à «débarrasser l'hémisphère des communistes». Le chef de la diplomatie du Costa Rica, Manuel Tovar, a précisé samedi sur X que depuis, son gouvernement n'entretenait plus de relations avec La Havane.
Dénonçant une «tyrannie qui depuis plus de six décennies nie la liberté et la prospérité au peuple cubain», Manuel Tovar - qui a rencontré cette semaine le secrétaire d'État américain Marco Rubio aux États-Unis - a réaffirmé sur X que son pays était «ferme et clair sur sa rupture des relations diplomatiques avec le régime castriste».
Au cours de cette visite, Manuel Tovar a déclaré au Miami Herald que le Costa Rica avait rompu ses relations diplomatiques en mars, sous le mandat de Rodrigo Chaves. Cette mesure a été «maintenue» par sa successeure, Laura Fernandez, a-t-il dit dans une autre interview publiée vendredi par le média numérique cubain en exil Cubanet.
Le gouvernement cubain a réagi à ces déclarations en affirmant n'être «absolument pas au courant» de la décision du Costa Rica, car il «n'en a jamais été officiellement informé».
Il a ajouté, dans un communiqué, que San José avait affirmé que la fermeture de son ambassade «ne signifiait pas la rupture de ses relations diplomatiques». «Nous assistons à un nouvel acte de soumission du gouvernement costaricien à la politique des États-Unis à l'égard de Cuba», a dénoncé La Havane.
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