Port-au-Prince, 19 août 2025 – Plus de 24 heures après la mort de Zamy Wanderson, élève de 19 ans du Collège Canado Haïtien, tué par balle devant les locaux du Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part des autorités concernées.
Le drame s’est produit dans l’après-midi du lundi 18 août, lorsqu’un agent de sécurité du ministère, en tentant de disperser une manifestation de professeurs stagiaires, aurait ouvert le feu. La balle a atteint mortellement le jeune Zamy Wanderson à la tête, sous les yeux de plusieurs témoins.
Depuis lors, silence total. Ni communiqué, ni déclaration, ni explication n’ont été fournis par le MENFP, pourtant directement impliqué dans l’incident et investi de la mission de protéger les élèves. Cette absence de réaction officielle choque d’autant plus que la victime venait de passer les épreuves du baccalauréat et n’aura jamais eu la chance d’en connaître les résultats.
Dans l’opinion publique, l’émotion se mêle à l’indignation. Le mutisme du ministère est perçu comme une indifférence face à la gravité des faits. De nombreux acteurs de la société civile dénoncent un manque de transparence et exigent des explications, ainsi que des sanctions exemplaires.
Pour les proches de la victime, mais aussi pour une partie croissante de la population, ce silence des autorités symbolise une fois de plus l’impunité et l’absence de responsabilité dans la gestion des institutions publiques. Une attitude jugée inacceptable, qui risque d’aggraver la méfiance et la colère à l’égard du MENFP et du gouvernement.
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