Port-Salut, 13 septembre 2026 – Kerson Cazeau, dit « Sonsonn », a été tué samedi 12 septembre à l'intérieur d'un temple de l'Armée Céleste à Bois Girard, commune de Port-Salut. 24 heures après les faits, aucune communication officielle de la police ou de la justice n'a été publiée. Un silence devenu habituel.
Responsable religieux respecté dans sa communauté, organisant régulièrement des services, Kerson Cazeau a été retrouvé mort dans son lieu de culte dans des conditions atroces, selon les premières informations recueillies sur place. Le ou les auteurs sont toujours en fuite, le mobile inconnu.
Sur Facebook, les vidéos de l'émotion des habitants de Bois Girard tournent en boucle. On y entend la même réclamation, répétée à chaque crime dans le Grand Sud : que la lumière soit faite, que les responsables soient identifiés. Une demande simple qui reste trop souvent sans suite.
Car à Bois Girard comme ailleurs, le scénario se répète. Un crime est commis, l'émoi est vif sur les réseaux sociaux, puis plus rien. Pas de constat officiel, pas d'annonce d'ouverture d'enquête, pas de suivi judiciaire communiqué à la presse. Le dossier s'enlise avant même d'avoir existé.
Cette absence de parole officielle alimente l'impunité. Sans communiqué de la Police nationale ou du parquet de Port-Salut, la famille de la victime et la communauté de l'Armée Céleste restent sans interlocuteur. Et sans enquête visible, le message envoyé aux criminels est clair : on peut tuer dans un temple et disparaître.
Le cas de Kerson Cazeau n'est pas isolé. Dans le Sud, comme dans tout le pays, de nombreux homicides commis en dehors de la capitale ne font jamais l'objet d'un traitement judiciaire visible, renforçant le sentiment d'abandon des communautés rurales.
Aujourd'hui, l'exigence est minimale : qu'une enquête soit effectivement ouverte, que les circonstances du meurtre de Kerson Cazeau alias Sonsonn soient établies et que les autorités rompent enfin le silence. Sans cela, Bois Girard s'ajoutera à la longue liste des localités où l'on tue sans jamais rendre de comptes.
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