Donc, afin de résoudre le blocus du détroit d’Ormuz par les Iraniens, Donald Trump a décidé de lui aussi imposer un blocus dans le détroit. Quelle brillante stratégie ! Lundi, 13 avril 2026 00:00 MISE À JOUR Lundi, 13 avril 2026 00:00 Donc, afin de résoudre le blocus du détroit d’Ormuz par les Iraniens, Donald Trump a décidé de lui aussi imposer un blocus dans le détroit. Quelle brillante stratégie ! Les pays riverains du détroit doivent être ravis. Le blocus américain vise les navires des pays amis de l’Iran qui sont autorisés à passer moyennant un péage. La Chine sera particulièrement touchée par ce blocus américain.
Il est possible que le blocus américain soit une réponse à l’aide secrète que la Chine est soupçonnée de fournir à l’Iran. En attendant que ce nouveau blocus procure des résultats, les pays qui dépendent du détroit d’Ormuz pour leur commerce extérieur vont continuer à souffrir de la guerre.
Impuissance des États-Unis : En réalité, ce blocus américain illustre l’impuissance des États-Unis à garantir le passage des bateaux dans le détroit. Il montre que l’armée iranienne est loin d’être neutralisée, contrairement à ce que proclame Trump. Hier, Donald Trump a expliqué que les négociateurs iraniens avaient satisfait toutes les demandes américaines, sauf la plus importante, celle de l’abandon des programmes d’armement nucléaire. En effet, le gouvernement iranien n’a jamais laissé tomber son objectif d’obtenir de l’armement nucléaire. L’enrichissement de plusieurs centaines de kilos d’uranium à 60 % et plus en constitue la preuve irréfutable.
Danger de chantage nucléaire : Les attaques de l’Iran contre les pays voisins, son blocus du détroit d’Ormuz, son soutien à des groupes terroristes et sa propagande violemment anti-israélienne et anti-américaine montrent qu’un régime iranien avec de l’armement atomique serait probablement tenté d’exercer un chantage nucléaire contre le reste du monde. Avec le recul, il paraît plus clair que les accords de 2015 n’étaient qu’un moyen pour l’Iran de gagner du temps et de continuer à développer son programme nucléaire.
Ici, Trump doit recevoir plein crédit. Il n’a jamais perdu de vue le danger que constituerait un régime totalitaire religieux doté d’un armement nucléaire. Les pays alliés aux États-Unis ont généralement adhéré à des politiques timorées contre l’Iran, le plus souvent par naïveté ou pour sauvegarder leurs intérêts commerciaux.
Malheureusement, Trump n’a admis que récemment que les attaques américaines de l’été dernier contre les installations nucléaires iraniennes avaient été insuffisantes. Il a négligé la construction d’une coalition avec les pays alliés. Trump a plutôt préféré écouter les conseils malavisés de Benyamin Nétanyahou et des évangélistes. Le résultat est devant ses yeux : la guerre n’est pas encore gagnée. Étant donné le peu de soutien qu’elle récolte aux États-Unis, elle risque de ne jamais l’être.
Trump ne pourra plus le cacher longtemps. L’Iran sortira très affaibli de cette guerre, mais ses dirigeants n’abandonneront pas leur quête d’un armement nucléaire. Les États-Unis y perdront du prestige, en plus d’avoir affaibli l’économie mondiale. Lutter contre l’Iran est impérieux, mais Trump n’a pas trouvé la bonne solution, comme d’habitude.
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