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Propriété d’Éric Jean-Baptiste dans le Nord : accusations croisées entre avocat et famille héritière

Un différend autour d’une vaste propriété terrienne oppose désormais l’avocat Me Evel Fanfan aux héritiers de feu Éric Jean-Baptiste dans le département du Nord. Le contentieux, rendu public cette semaine lors d’une conférence de presse, porte sur le statut juridique d’un domaine de 42 carreaux dont l’appropriation fait l’objet d’interprétations divergentes.

Selon Me Evel Fanfan, la parcelle en question relèverait du domaine privé de l’État haïtien. L’homme de loi affirme représenter un client dont l’accès au terrain serait bloqué depuis plusieurs semaines. Il impute cette situation à l’intervention de deux personnes qu’il présente comme proches du Premier ministre, Kenold Janvier et Wilner Joseph, qu’il accuse d’user de leur influence pour entraver l’exercice de droits qu’il juge légaux.

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Les héritiers de feu Éric Jean-Baptiste contestent fermement cette lecture des faits. Interrogé par téléphone, un porte-parole familial soutient que la terre constitue un bien privé transmis légalement par héritage. « Cette propriété fait partie du patrimoine laissé par notre père. Elle n’a jamais appartenu à l’État », a-t-il déclaré, rejetant par la même occasion toute implication des personnes nommées par l’avocat.

Contactés par la rédaction, Kenold Janvier et Wilner Joseph ont tous deux nié catégoriquement toute participation au dossier. Kenold Janvier estime que son nom a été cité dans un contexte politique, soulignant qu’il ne joue aucun rôle dans ce litige malgré sa proximité avec le chef du gouvernement. Wilner Joseph a quant à lui affirmé être totalement étranger à l’affaire.

Du côté des héritiers, le ton se durcit. La famille dénonce ce qu’elle décrit comme une tentative de déstabilisation de ses droits de propriété. Elle qualifie les démarches engagées par Me Fanfan de « manœuvres illégales » destinées, selon elle, à créer une confusion autour du titre de propriété et à fragiliser la position des ayants droit.

Me Evel Fanfan maintient pour sa part la légitimité de son intervention. Il indique agir uniquement dans le cadre du mandat qui lui a été confié et affirme vouloir faire respecter les droits de son client. L’avocat n’a pas exclu de saisir les instances compétentes si la situation ne se débloquait pas dans les prochains jours.

Le dossier illustre une fois de plus la récurrence des conflits fonciers dans le Nord, où la superposition de titres, l’absence de cadastre à jour et les enjeux politiques compliquent souvent le règlement des litiges. Aucune procédure judiciaire n’a été rendue publique pour l’heure, mais les deux parties campent sur leurs positions.

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