Deux personnes sont mortes samedi et plusieurs blessées lors d’une fusillade à Toronto, dans un festival de salsa, a annoncé la police de la ville, selon laquelle le suspect est toujours en fuite. Selon un nouveau bilan de la police, un total de « six personnes ont été localisées avec des blessures par balles ». Parmi elles, « deux ont été déclarées mortes ». En point de presse, la police a confirmé que les deux personnes décédées sont des hommes.
La police, qui n’a pas donné de détails sur l’état de gravité dans lequel se trouvent les personnes blessées, a indiqué « avoir sécurisé la zone », mais précisé que l’auteur présumé de la fusillade était toujours « en fuite ». « Une large présence policière est sur place alors que les officiers poursuivent leur enquête », a-t-elle encore dit. Aucune arrestation n’a été faite en fin de soirée, samedi.
Si la police avait initialement parlé d’un tireur actif, elle a finalement précisé lors du point de presse qu’il s’agirait plutôt d’une altercation entre plusieurs individus qui ont mené aux coups de feu.
Selon un correspondant de l’AFP sur place, cette fusillade a eu lieu dans un festival de salsa se tenant dans la rue St. Clair. Les images prises par ce correspondant montrent de nombreuses voitures de police, gyrophares allumés, sécurisant la zone.
Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, s’est dit « dévasté par la violence insensée » au festival. « La personne responsable doit être arrêtée, traduite en justice et passer le reste de sa vie derrière les barreaux », a-t-il écrit dans une publication sur X.
Cette fusillade intervient après une autre à Montréal fin juin où deux personnes, un habitant et un policier, avaient été tuées avant que l’assaillant ne soit abattu par les forces de l’ordre. En février, une tuerie dans l’Ouest avait provoqué une onde de choc dans le pays, peu habitué à ce type d’attaques.
Une jeune femme transgenre originaire de la petite ville de Tumbler Ridge avait tué sa mère et son demi-frère avant de se rendre dans son ancien collège-lycée et d’y abattre cinq enfants de 12 et 13 ans et une éducatrice de 39 ans. La ville de Toronto avait été pour sa part le théâtre en 2018 d’une attaque à la voiture bélier lors de laquelle un homme de 25 ans avait tué huit femmes et deux hommes qu’il avait volontairement percutés sur un trottoir d’une artère du centre-ville. Quelques minutes avant de foncer dans la foule, il avait publié sur Facebook un message à caractère misogyne.
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