Le ministre de la Défense, Jean Michel Moïse, annonce son intention d’engager des poursuites judiciaires pour diffamation contre le directeur général du ministère, Jean Ronel Sistani, à la suite de graves accusations de corruption portées contre lui. Le titulaire du portefeuille rejette l’ensemble des allégations et affirme qu’elles ne reposent sur aucun élément probant.
Intervenant sur ce dossier, le ministre soutient que les projets cités par son directeur général relèvent essentiellement du précédent exercice budgétaire. Il précise que ces programmes, non exécutés l’an dernier, ont été reconduits dans le budget en cours et demeurent, pour la plupart, en phase d’évaluation au ministère de la Planification, excluant selon lui toute possibilité de détournement.
Jean Michel Moïse met également en avant les mécanismes institutionnels encadrant la gestion des investissements publics. Il rappelle que l’Unité d’étude et de programmation et la Commission ministérielle des marchés publics sont chargées de l’identification, de la contractualisation et du suivi des projets, et qu’elles sont à même d’apporter des explications détaillées sur les montants engagés et l’état d’avancement réel des dossiers concernés.
C’est dans ce contexte que le ministre annonce sa décision de saisir la justice. « Il aura à répondre devant les tribunaux pour diffamation », a-t-il déclaré au Nouvelliste, le mercredi 4 février, invitant par ailleurs à exiger du directeur général des preuves étayant ses accusations.
De son côté, Jean Ronel Sistani maintient ses accusations de détournement de fonds publics, évoquant plusieurs centaines de millions de gourdes engagées pour des projets militaires et agricoles sans résultats tangibles. Cette confrontation publique met en évidence de profondes tensions internes au ministère de la Défense et soulève de nouvelles interrogations sur la gouvernance et la gestion des ressources publiques dans un secteur stratégique.
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