À l’approche des prochaines échéances électorales, le Conseil électoral provisoire (CEP) multiplie les initiatives pour anticiper les défis sécuritaires. Le lundi 4 mai 2026, une séance de travail a ainsi réuni des responsables de l’institution électorale et des représentants de la Force de répression des gangs (FRG), autour de la question cruciale de la stabilité du territoire durant le processus électoral.
Contrairement à une simple réunion protocolaire, cette rencontre s’est voulue technique et orientée vers des résultats concrets. Le Directeur exécutif du CEP, Uder Antoine, et le responsable des affaires politiques de la FRG, Lavoi Beppe, ont échangé sur les mécanismes à mettre en place pour limiter les risques liés à l’insécurité, notamment dans les zones les plus exposées à la violence des groupes armés.
Les discussions ont permis de dégager plusieurs pistes de collaboration, notamment en matière de partage d’informations et de planification des interventions sur le terrain. L’objectif est d’assurer une présence dissuasive et coordonnée, capable de garantir la libre circulation des électeurs et du matériel électoral.
Dans un pays où la tenue d’élections reste étroitement liée à la question sécuritaire, cette démarche du CEP traduit une volonté de pragmatisme. L’institution semble consciente que la crédibilité du scrutin dépendra non seulement de son organisation logistique, mais aussi de la capacité des autorités à offrir un environnement stable et sécurisé.
Le CEP entend poursuivre ce type de concertation avec les structures concernées afin de créer les conditions minimales nécessaires à la tenue d’élections acceptées par tous.
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