À l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis, prévues le 3 novembre prochain, Donald Trump atteint un niveau d’impopularité inédit depuis le début de la guerre en Iran. Selon un analyste, que le conflit se poursuive ou non, les dommages politiques seraient déjà réels pour le président américain.
Depuis deux mois, le prix du carburant a bondi d’environ 40 % aux États-Unis, une hausse qui pèse lourdement dans l’opinion publique, souligne l’analyste politique Georges Mercier. « Le mal est peut-être déjà fait et suffisamment fait que, même si ces hostilités devaient cesser aujourd’hui, Trump paierait le prix des hausses [de] prix aux États-Unis aux élections du mi-mandat », a-t-il affirmé, à LCN, samedi.
Selon lui, si cette analyse se confirme, Donald Trump n’aurait plus nécessairement à ajuster sa stratégie dans le conflit en Iran. « Parce qu’il peut se permettre d’imposer aux Américains des souffrances économiques à plus long terme pour son ambition géostratégique s’il n’a plus à [se soucier des] élections de mi-mandat », a-t-il expliqué.
D’après un récent sondage mené par le Washington Post, ABC News et Ipsos, la guerre en Iran suscite une impopularité comparable à celle de la guerre en Irak en 2006 ou du conflit au Vietnam au début des années 1970. En tout, 61 % des Américains estiment que le recours à la force militaire contre l’Iran était une erreur et à peine deux Américains sur dix jugent que les actions des États-Unis en Iran ont été couronnées de succès.
Un autre sondage, réalisé par Reuters et Ipsos cette semaine, indique que la cote de popularité de Donald Trump a atteint un nouveau creux, tombant à 34 % d’appui.
La réouverture du détroit d’Ormuz ne changerait pas la donne : Même si le détroit d’Ormuz venait à rouvrir prochainement, les répercussions économiques devraient se faire sentir encore pendant plusieurs mois. « C’est que, dans les premières semaines, on avait encore des réserves de ressources naturelles de pétrole qu’on pouvait exploiter pour limiter les effets du choc », a indiqué Georges Mercier.
Or, les navires bloqués dans le golfe Persique n’ont jamais pu atteindre leurs destinations, que ce soit en Asie, en Europe ou ailleurs. « Là , on commence à [subir] un vrai choc matériel où les pénuries [découlent de l’absence] de pétrole », a-t-il ajouté.
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