Une enquête officielle met en lumière une dégradation préoccupante de la qualité de l’eau de consommation dans la région métropolitaine de Port-au-Prince et ses environs. Les données recueillies révèlent une exposition accrue des consommateurs à des produits ne répondant pas aux exigences sanitaires en vigueur.
Les résultats de l’étude ont été rendus publics lors d’un atelier organisé vendredi dernier par le Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI), en collaboration avec la Direction du Contrôle de la Qualité et de la Protection du Consommateur (DCQPC). Menée entre août 2025 et janvier 2026, l’analyse portait sur des eaux traitées et conditionnées destinées à la consommation humaine.
Sur les 109 échantillons prélevés sur le marché, toutes catégories confondues, 91 ont présenté des indicateurs de contamination, soit un taux de 83,5 %. L’étude souligne également que plus de 92 % des sachets d’eau analysés ne respectent pas les normes réglementaires, notamment en matière d’enregistrement et d’étiquetage, limitant ainsi le droit à l’information des consommateurs.
Les prélèvements ont concerné divers types de produits et de circuits de distribution, incluant des bouteilles d’eau locales et importées, des galons, des sachets ainsi que des kiosques de traitement et de revente répartis dans plusieurs zones de la région métropolitaine. Ces constats traduisent des défaillances persistantes dans le contrôle et la mise en conformité du secteur.
À travers la publication de cette étude, les autorités entendent disposer d’une base factuelle pour orienter les actions futures en matière de régulation et de protection des consommateurs, dans un contexte où l’accès à une eau de consommation conforme demeure un enjeu majeur de santé publique.
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