Lors d’une interview diffusée jeudi 1er janvier, le président vénézuélien Nicolás Maduro s’est dit disposé à engager des discussions avec Washington, dans un contexte marqué par de vives tensions diplomatiques. Il a évoqué des coopérations possibles avec les États-Unis, notamment dans la lutte contre le narcotrafic et l’accès aux vastes réserves pétrolières du pays.
Se présentant comme ouvert au dialogue, le chef de l’État vénézuélien a affirmé que son pays était prêt à conclure des accords « sérieux » sur le narcotrafic, tout en accueillant des investissements américains dans le secteur énergétique. « S’ils veulent du pétrole du Venezuela, le Venezuela est prêt », a-t-il déclaré, citant en exemple la coopération déjà engagée avec le groupe pétrolier américain Chevron.
Ces déclarations interviennent alors que Donald Trump a de nouveau évoqué la possibilité d’une intervention américaine au Venezuela. Le président américain a affirmé cette semaine que les États-Unis avaient détruit une zone portuaire utilisée par des embarcations soupçonnées de participer au trafic de drogue, ce qui constituerait, selon ses propos, une première attaque terrestre américaine sur le sol vénézuélien.
Sans confirmer ni démentir ces accusations, Nicolás Maduro a préféré temporiser, tout en réaffirmant sa volonté de maintenir une porte ouverte aux négociations. Il a précisé qu’aucun nouvel échange téléphonique n’avait eu lieu avec Donald Trump depuis une conversation en novembre, tout en répétant être « prêt » à discuter avec Washington lorsque les conditions s’y prêteraient.
Le président vénézuélien a enfin rappelé la coopération récente entre Caracas et Washington sur la question migratoire, un dossier sensible pour l’administration américaine. Selon lui, un accord avait permis le retour de migrants vénézuéliens dans leur pays avant d’être interrompu par les autorités américaines, un épisode qu’il présente comme la preuve qu’un dialogue pragmatique reste possible malgré les tensions persistantes.
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