Le Pape Léon XIV a évoqué ce dimanche 30 août le drame quotidien de la population haïtienne, confrontée aux exactions des gangs.
À l'issue de l'Angélus à Castel Gandolfo, le Souverain Pontife est revenu sur le massacre de Kenscoff, sur les hauteurs de Port-au-Prince, dans la nuit du 23 au 24 août : 47 personnes tuées dans une église, une cinquantaine enlevées.
« Des nouvelles dramatiques du grave massacre perpétré à Kenscoff nous parviennent d'Haïti », a confié le Pape, exprimant sa « proximité dans la prière aux victimes » et demandant la libération « sans délai de tous les otages ».
« J'adresse un appel du fond du cœur à tous les responsables afin qu'ils s'engagent concrètement pour garantir la sécurité de la population et mettre fin à toute forme de violence », a-t-il ajouté.
Vendredi, l'UNICEF a annoncé la libération de six enfants et sept femmes par le gang. Le chef de gang Izo 2 avait menacé d'exécuter les otages si la police poursuivait son opération à Kenscoff.
De son côté, Mgr Pierre-André Dumas, évêque d'Anse-à-Veau et Miragoâne, a interpellé le gouvernement dans une lettre ouverte dès le 25 août : « Assez de massacres, c'en est trop. Avec Kenscoff, c'est Haïti tout entière qui est une nouvelle fois crucifiée. » Il réclame un plan national d'urgence de sécurité et appelle la communauté internationale à ne pas regarder Haïti « mourir à petit feu ».
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