À mesure que s’approche la date du 7 août, marquant la fin du mandat de Fritz Jean à la tête du Conseil présidentiel de transition (CPT), les tensions s’intensifient au sommet de l’exécutif. En coulisses, des voix influentes s’activent pour remettre en question le maintien du Premier ministre Alix Didier Fils Aimé, nommé il y a tout juste sept (7) mois.
Le cœur du malaise réside dans un souci de répartition équilibrée du pouvoir entre les différents secteurs représentés au sein du CPT. Plusieurs membres redoutent que la coordination du Conseil et la Primature ne soient toutes deux occupées par des figures issues du secteur privé, un scénario jugé politiquement déséquilibré et contraire à l’esprit de la transition.
Cette inquiétude s’est accentuée avec l’impasse autour de Laurent Saint-Cyr, désigné pour succéder à Fritz Jean. Sa double nationalité, bien que tolérée dans certaines fonctions, soulève des réserves juridiques et politiques qui bloquent sa prise de fonction. Le débat sur l’accessibilité des binationaux aux plus hautes charges refait ainsi surface, sans réponse claire.
Dans cette configuration, l’avenir du Premier ministre devient une variable d’ajustement dans les négociations. Plusieurs membres du Conseil estiment qu’un remplacement d’Alix Didier Fils Aimé pourrait rétablir un certain équilibre institutionnel si Saint-Cyr accède à la coordination, ou, inversement, que l’éviction de ce dernier s’impose pour maintenir le Premier ministre en poste.
Le nom de Leslie Voltaire est cité comme alternative possible à la coordination, tandis que d’autres évoquent des options plus politiques à la Primature en cas de blocage persistant. Parallèlement, Fritz Jean se dit prêt à prolonger provisoirement son mandat si aucun consensus n’est trouvé, une option qui éviterait une vacance de leadership mais remettrait en cause la rotation convenue.
Le Conseil présidentiel s’approche ainsi d’un point de rupture. À défaut d’un accord clair dans les prochains jours, l’exécutif transitoire pourrait s’enliser dans une nouvelle crise, compromettant un peu plus la stabilité fragile de la transition en cours.
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