À la suite de l’assassinat de deux policiers à Liancourt le mardi 22juillet, dans le département de l’Artibonite, le parti UNIR/AYITI-INI s’est exprimé avec solennité ce mardi. Dans une déclaration empreinte de gravité, le parti dirigé par Clarens Renois s’est incliné devant la mémoire des agents tués dans l’exercice de leur devoir, tout en rendant hommage à l’ensemble des policiers engagés dans la lutte contre l’insécurité. « Twòp san koule ! Twòp dlo nan je ! », alerte la formation politique, appelant à un sursaut national face à l’hémorragie de vies humaines.
Le parti condamne fermement ce qu’il considère comme une inertie prolongée des autorités devant la montée en puissance des groupes armés. De l’Artibonite à Port-au-Prince, en passant par Delmas, Martissant, Gressier et plusieurs autres communes, UNIR dénonce une succession de crimes commis dans l’impunité, pendant que l’appareil étatique se montre davantage préoccupé par la conquête du pouvoir que par la sécurité du territoire.
Dans ce contexte de crise persistante, UNIR/AYITI-INI plaide pour la mise en œuvre urgente d’un plan national de sécurité à la hauteur des enjeux. Il insiste sur la nécessité de reprendre le contrôle des zones abandonnées à la violence, de restaurer l’autorité de l’État, et de garantir justice pour les victimes. Le parti appelle également à la formation d’un gouvernement légitime, issu du suffrage populaire, comme socle d’une reconstruction durable.
Enfin, la déclaration se conclut sur un appel à la paix, invitant les groupes armés à déposer les armes afin de « créer les conditions d’un avenir vivable pour tous ». Dans un pays où le deuil collectif devient quotidien, UNIR exhorte les forces vives de la nation à s’unir autour d’un projet commun : celui de redonner espoir à une population exsangue, lassée de compter ses morts.
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