Une alerte sanitaire a été déclenchée dans la localité de Baliverne, 5e section communale de Dame-Marie, dans la Grand'Anse. Des cas suspects de maladie du charbon ont été signalés, poussant les autorités sanitaires à déployer une équipe sur le terrain et à appeler la population à éviter tout contact avec les animaux morts.
Selon les informations diffusées par le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), la maladie du charbon peut se transmettre à l'être humain après un contact direct avec des animaux infectés ou avec des produits issus d'animaux contaminés, notamment la viande. Les autorités rappellent que le germe responsable peut persister longtemps dans le sol sous forme de spores, ce qui augmente le risque de contamination.
Chez l'être humain, la maladie se manifeste de plusieurs façons. Elle peut notamment provoquer une lésion cutanée évoluant vers une zone noire caractéristique, mais aussi de la fièvre, des vomissements, des difficultés respiratoires, de la diarrhée, des douleurs, des maux de tête ou encore des troubles de la conscience. Certaines formes peuvent entraîner de graves complications si la prise en charge est tardive.
Dans une communication officielle, la Direction sanitaire de la Grand'Anse (DSGA) précise que son équipe d'épidémiologie a été alertée le 26 août 2026 concernant plusieurs cas suspects à Baliverne. Une équipe a immédiatement été dépêchée sur place afin de mener une investigation approfondie, de renforcer la surveillance épidémiologique et d'assurer la prise en charge des personnes concernées.
Les interventions réalisées sur le terrain comprennent des rencontres avec la communauté, des séances de sensibilisation, l'identification et l'enregistrement des cas suspects ainsi que des visites à domicile dans les localités de Brezèl et Briyo. Un comité composé de leaders et de notables de la zone a également été constitué pour contribuer à la surveillance et au respect des mesures de protection.
Selon le bilan provisoire de la DSGA, environ 13 cas suspects, deux décès humains et une vingtaine d'animaux morts ont été recensés dans le cadre de l'investigation. À ce stade, les autorités sanitaires n'ont toutefois pas indiqué que les deux décès avaient été définitivement attribués à la maladie du charbon.
Face à la situation, le MSPP recommande à la population de ne pas toucher, découper ou consommer la viande d'un animal retrouvé mort, et de ne pas vendre ni acheter de tels produits. Les décès d'animaux doivent être signalés et les procédures recommandées pour leur élimination respectées. Toute personne ayant été en contact avec un animal suspect et présentant une lésion noire, de la fièvre ou d'autres symptômes inhabituels est invitée à se rendre rapidement dans le centre de santé le plus proche.
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