La situation sécuritaire en Haïti, marquée par la montée en puissance des groupes armés et une instabilité politique persistante, préoccupe de plus en plus les autorités américaines. Devant le Congrès, le 28 janvier 2026, le secrétaire d’État des États-Unis, Marco Rubio, a évoqué la possibilité d’un recours à des opérations militaires ciblées contre les organisations criminelles responsables du chaos dans le pays.
Selon le chef de la diplomatie américaine, la prolifération des gangs armés en Haïti s’inscrit dans un phénomène régional plus large, dont les répercussions dépassent largement les frontières haïtiennes. Il a notamment souligné les impacts directs sur les États-Unis, tels que la migration massive, le trafic de drogue et l’expansion de la criminalité transnationale organisée.
« Nous devons adopter une posture de fermeté capable de faire face à cette menace, tout en mettant en place une assistance coordonnée avec nos partenaires », a déclaré Marco Rubio, insistant sur la nécessité d’une réponse collective et structurée.
Cette prise de position s’inscrit dans la continuité des mesures déjà adoptées par Washington. Le 2 mai 2025, les États-Unis avaient officiellement classé la coalition de gangs Viv Ansanm ainsi que le gang Gran Grif parmi les organisations terroristes étrangères. D’après les autorités américaines, ces groupes sont au cœur de la spirale de violence qui déstabilise Haïti et constituent une menace directe pour la sécurité nationale américaine et celle de la région.
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