Un deuxième vol d’expulsion affrété par les services américains de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) a atterri ce jeudi 27 août 2026 à l’aéroport international du Cap-Haïtien. À son bord, plus d’une cinquantaine de ressortissants haïtiens renvoyés des États-Unis.
Il s’agit du deuxième vol de déportation organisé par Washington vers Haïti depuis la fin du Statut de protection temporaire (TPS). Le premier, arrivé la semaine précédente au Cap-Haïtien, avait transporté plus d’une centaine de personnes, selon les autorités aéroportuaires.
Cette reprise des expulsions fait suite à la décision de l’administration américaine de mettre fin à la protection accordée pendant plusieurs années à près de 500 000 Haïtiens vivant aux États-Unis. Les bénéficiaires du TPS, qui ne disposent plus de statut légal, sont désormais ciblés par les opérations d’expulsion.
Selon des sources proches du dossier, l’administration du président Donald Trump prévoit de maintenir un rythme soutenu d’au moins deux vols par semaine vers Haïti. Une politique qui devrait se traduire par l’arrivée régulière de nouveaux groupes de déportés dans les prochains mois.
Ces retours forcés interviennent dans un contexte particulièrement critique pour Haïti. Le pays est plongé dans une crise sécuritaire et humanitaire majeure, avec plus d’un million de déplacés internes et des institutions sous pression.
Les autorités haïtiennes, notamment l’Office National de la Migration (ONM), sont chargées de l’accueil et de l’accompagnement des personnes rapatriées. Une mission difficile alors que le pays fait face à d’importantes difficultés économiques et sociales et que le Cap-Haïtien devient le principal point d’entrée des vols de déportation.
La question qui se pose désormais : comment le gouvernement compte-t-il gérer cet afflux continu dans un Nord déjà fragilisé ?
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