La controverse concernant les critères d'engagement des partis politiques pour les prochaines échéances électorales en Haïti prend une nouvelle tournure. Initialement, le Conseil électoral provisoire (CEP) exigeait un contingent de 30 000 adhérents pour l'enregistrement des candidats. Toutefois, l'Exécutif envisage à présent de rehausser ce quota à 100 000 membres
Cette mesure survient alors que plusieurs personnalités politiques critiquent déjà les récentes dispositions électorales, jugées trop strictes pour les petits partis. D'après les discussions publiques et plusieurs organes de presse, cette hausse aurait pour but de restreindre drastiquement le nombre de formations politiques en lice pour les élections de 2026.
Cette disposition figure dans le décret électoral révisé par l'administration d'Alix Didier Fils-Aimé, qui circule depuis le week-end écoulé. N'ayant pas encore été entériné en Conseil des ministres, le texte provoque déjà la polémique et sème le doute quant à la réelle volonté du chef du gouvernement de convoquer le corps électoral, un scrutin ardemment souhaité depuis une décennie.
Auparavant, le CEP avait rendu obligatoire pour toute formation politique de compter 30 000 adhérents afin de pouvoir participer aux prochaines joutes électorales. Cette disposition avait suscité de vives contestations dans la sphère politique, certains craignant l'éviction de plusieurs partis, qu'ils soient historiques ou nouvellement créés.
Les partisans d'un seuil plus élevé souhaitent réorganiser l'échiquier politique haïtien pour réduire le nombre pléthorique de partis sans véritable assise populaire. Selon eux, exiger au moins 100 000 adhérents permettrait de garantir des formations politiques mieux structurées et réellement représentatives.
Les prochaines élections demeurent entachées de vives polémiques concernant le décret électoral, l'homologation des partis et le climat sécuritaire indispensable à la tenue du vote. Par ailleurs, le CEP a d’ores et déjà inscrit des centaines de formations politiques pour préparer ce scrutin."
0 Commentaire