Dans un message officiel publié ce jeudi, le leader de Pitit Dessalines, Moïse Jean Charles, affirme avoir quitté Haïti depuis le 15 juillet pour participer à un sommet régional et international réunissant des partis de gauche et des forces progressistes d’Amérique latine. Il dément ainsi les rumeurs d’une fuite du territoire national.
« Pèp haysyen, pa pran nan fo rimè : nou pa sou tè Libète a depi yè », écrit l’ancien sénateur, précisant que son déplacement vise à « defann souvrènte ak resous natirèl peyi nou » au niveau international.
Une action en justice contre une convocation : Moïse Jean Charles dénonce une campagne de « dezenfòmasyon » menée selon lui par des « jounalis sistèm » payés par le « pouvwa kleptokrat ». Il affirme que ses avocats ont déposé ce jeudi des documents légaux pour bloquer une convocation du Parquet de Port-au-Prince, invoquant un « vice de procédure ». Un nouveau rendez-vous est fixé au 20 août.
Le dirigeant de Pitit Dessalines s’en prend directement au Premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé, qu’il accuse d’avoir « vandèd peyi ». « N ap DECHOUKE Alix Didier Fils-Aimé », lance-t-il, promettant que « batay la pwal double sou plan nasyonal ak entènasyonal ».
Dans son message, Moïse Jean Charles s’adresse au « pèp haysyen an jeneral », aux militants de Pitit Dessalines, au Consensus politique national et à l’Opposition progressiste. Il conclut : « Souvrènte ak Diyite 1804 la pa negosyab ! Jwèt la fini ! »
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