Les États-Unis ont imposé des restrictions de visa à Fritz Alphonse Jean, représentant de l’Accord Montana et membre du Conseil présidentiel de transition.
Washington l’accuse de soutenir des gangs et d’entraver les efforts visant à lutter contre les organisations criminelles et terroristes qui ravagent Haïti.
Bien que le département d’État américain n’ait pas révélé publiquement l’identité de la personne sanctionnée, Fritz Alphonse Jean a confirmé à l’Associated Press qu’il était bien visé. Il rejette fermement les accusations portées contre lui.
Selon les autorités américaines, Jean aurait apporté un soutien à des groupes armés et gêné les opérations contre les « gangs terroristes ». Ces accusations interviennent alors que 90 % de Port-au-Prince ainsi que de vastes zones du centre du pays sont sous la domination de gangs lourdement armés, rapporte l’AP.
Ces groupes criminels imposent leur loi à travers extorsions, assassinats, enlèvements et combats pour le contrôle du territoire, plongeant la population dans une insécurité extrême.
Pour Washington, cette sanction s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la stabilité, la gouvernance et la sécurité en Haïti, où les institutions fragilisées peinent à faire face à la montée en puissance des groupes armés.
Cette décision américaine arrive à un moment crucial. Le Conseil présidentiel de transition est tenu d’organiser les élections générales d’ici le 7 février, date à laquelle il doit également quitter le pouvoir. Mais certains observateurs affirment que des membres du Conseil chercheraient à se maintenir au-delà de cette échéance. À leurs yeux, les sanctions américaines pourraient accentuer les tensions politiques au sein même de la transition.
0 Commentaire