Port-au-Prince, 23 Août 2026 - Dans une note de presse publiée le 19 août 2026, la Plateforme Front pour Rebâtir Haïti (PFRA) a fait connaître sa position officielle concernant le processus électoral et la nécessité d'adopter une nouvelle Constitution.
La structure politique dit observer avec une vive préoccupation les pressions exercées en faveur d'une accélération du processus électoral en Haïti. Si elle reconnaît l'urgence de rétablir l'ordre constitutionnel et de sortir le pays de l'impasse institutionnelle, la PFRA met solennellement en garde contre toute précipitation qui négligerait les réformes structurelles fondamentales. "Notre position est claire : il ne saurait y avoir d'élections crédibles sans une refonte préalable du cadre constitutionnel", souligne la note signée par Fitz-Evens Polony.
Pour la PFRA, la Constitution de 1987, bien que symbole de la transition démocratique, s'est révélée être une source récurrente d'instabilité politique. Sa rigidité et ses mécanismes de séparation des pouvoirs ont conduit à des blocages politiques chroniques, rendant difficile la formation de gouvernements stables.
L'organisation estime que poursuivre vers des élections sans corriger au préalable ces défauts reviendrait à organiser un scrutin fragile dont la légitimité serait contestée, condamnant le pays à un énième cycle de crises.
Trois objectifs pour la nouvelle Constitution : 1. Corriger les erreurs structurelles de la Constitution de 1987 ; 2. Clarifier les règles de gouvernance pour assurer la stabilité des institutions ; 3. Répondre aux besoins et aspirations du peuple haïtien pour un avenir sans crises récurrentes.
La PFRA réaffirme son attachement à une réforme constitutionnelle profonde et inclusive, fruit d'un large consensus national.
Enfin, la PFRA appelle l'ensemble des acteurs politiques, de la société civile et de la communauté internationale à ne pas sacrifier l'avenir du pays sur l'autel de l'urgence. Pour elle, la priorité doit être accordée à l'élaboration d'une nouvelle Constitution, gage d'une paix durable. Une accélération irréfléchie vers les élections serait, selon elle, une faute historique qu'elle ne cautionnera pas.
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