Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi des frais de 100.000 dollars pour les visas de travail H1-B, très utilisés par les entreprises du secteur technologique.
«L’idée générale, c’est que ces grandes entreprises de la tech ou d’autres secteurs ne formeront plus de travailleurs étrangers», a expliqué le ministre du Commerce Howard Lutnick, aux côtés du président américain dans le Bureau ovale, en assurant que «toutes les grandes entreprises sont partantes».
Si elles recourent à des travailleurs étrangers, «elles doivent payer 100.000 dollars au gouvernement et, ensuite, payer leur employé, ce n’est pas rentable», a-t-il poursuivi. «Si vous voulez former quelqu’un, vous allez former un jeune diplômé d’une des grandes universités de notre pays, former des Américains, et arrêter de faire venir des gens pour prendre nos emplois.»
Ces visas permettent à des travailleurs étrangers aux qualifications précises (scientifiques, ingénieurs et programmateurs informatiques entre autres) de venir travailler aux États-Unis et sont délivrés, dans leur très grande majorité, à des ressortissants indiens.
De nombreux géants de la tech en ont profité : Amazon a obtenu plus de 10.000 autorisations en 2025, tandis que Microsoft et Meta ont dépassé chacune les 5.000, selon l’administration américaine. L’annonce a pesé sur les marchés : le titre de Cognizant Technology Solutions, société fortement dépendante de ces travailleurs étrangers, a chuté de plus de 5% vendredi, rapporte encore Reuters.
Les critiques estiment que ce dispositif permet aux entreprises de maintenir les salaires à un niveau artificiellement bas et de priver des Américains de postes qualifiés. L’Inde demeure le premier bénéficiaire du programme, représentant 71% des autorisations accordées l’an dernier, contre 11,7% pour la Chine.
Le Placentin avec AFP.
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