Les appuis envers Donald Trump sont à leur plus bas depuis le début de son second mandat. L’impopularité de la guerre contre l’Iran ainsi que la gestion de l’économie pèsent lourdement sur les républicains, une situation qui « va très mal » pour le parti à l’approche des élections de mi-mandat, selon un analyste.
D’après le plus récent sondage New York Times/Siena, la majorité des électeurs estime que le président Trump a pris une mauvaise décision en entrant en guerre contre l’Iran. Au total, 64 % des Américains sondés désapprouvent cette guerre.
Une majorité d’électeurs affirme également que le conflit n’en valait pas la peine et se montre très pessimiste à l’égard de l’économie. Là aussi, 64 % des répondants désapprouvent la manière dont le président américain gère la situation économique.
Autre indicateur clé à l’approche d’échéances électorales : la cote de popularité du président. Celle de Donald Trump a chuté à 37 % dans les sondages, son plus bas niveau depuis le début de son second mandat. « Évidemment, ça réduit de plus en plus sa marge de manœuvre, surtout que d’abord, les chiffres sont absolument terrifiants, mais ils confirment une tendance qui n’est pas une baisse, mais presque une chute libre », a commenté le membre de la Chaire Raoul-Dandurand, Guillaume Lavoie, aux ondes de LCN lundi.
Selon l’analyste, les Américains reprochent notamment au président de ne pas livrer les résultats promis en matière d’économie, que ce soit sur le prix de l’essence, le coût de la vie, l’épicerie ou encore les primes de santé. « D’ailleurs, les gens qui considèrent que l’économie en général est mauvaise, ces gens-là sont beaucoup plus nombreux qu’au début de l’année et on n’est pas rendu en novembre. Alors ça va très mal », a-t-il déclaré.
Guillaume Lavoie nuance toutefois la situation en rappelant que, depuis plusieurs décennies, le taux de satisfaction des Américains envers Washington et envers leurs présidents est en baisse constante. « Alors ce n’est pas que Trump n’est pas en train de creuser un troisième sous-sol, mais le plancher est plus bas qu’il ne l’était avant. Alors ça va très mal, mais dans le contexte actuel, il est possible de gouverner avec une plus petite marge de l’électorat », a-t-il expliqué.
Même si Donald Trump ne peut pas briguer un troisième mandat à la présidence américaine, l’impact politique pourrait surtout se faire sentir chez les républicains appelés à se représenter devant les électeurs. « Ce sont ses collègues, les républicains qui, eux, sont en élection. Et malgré les manœuvres électorales de gerrymandering – changer les frontières des districts qui avantagent les républicains –, ce ne sera peut-être pas assez pour éviter une catastrophe », a-t-il ajouté.
0 Commentaire